Chers clients
Je suis ravi de vous annoncer que la terrasse est désormais ouverte.
Venez profiter de cet endroit idyllique et agréable, discret et chaleureux ou vous pourrez vous détendre en toute tranquillité.
Au programme:
Des vins au verre ou à la bouteille
Des cocktails rafraîchissants
Des p'tits plats savoureux
Une ambiance musicale dans un lieu emblématique
Rejoignez - nous pour des moments de détente et de convivialité. Que ce soit pour un déjeuner entre amis, un dîner romantique ou simplement p0our siroter un verre après le travail, la terrasse est l'endroit idéal pour savourer l'été.
Chez Patrick les Vins qu'on Aime, c'est un accueil chaleureux, une ambiance détendue, un service attentionné et un sourire partagé.
J'ai vraiment hâte de vous accueillir et de partager ces moments avec vous.
N'oubliez pas de réserver votre table au 06.74.37.23.94
A très bientôt.
Faut-il vraiment se fier au taux d’alcool dans un vin ?
Si vous faites partie des buveurs capables de refuser un vin susceptible de vous mettre un coup derrière la nuque en raison d’un taux d’alcool jugé trop élevé, il semblerait que vous ayez tort. Explications.
Les non-dits
Commençons par nous pencher sur ce que le degré d’alcool nous dit, et surtout ce qu’il ne nous dit pas. D’un point de vue théorique, ce fameux chiffre inscrit sur l’étiquette correspond tout bonnement à la quantité d’alcool, en pourcentage, contenue dans un vin. Soit le résultat de la transformation du sucre du raisin en alcool, grâce à la fermentation. Plus le raisin est mûr et riche en sucre, plus le potentiel alcoolique sera élevé. Mais attention, ce chiffre n’est qu’une indication, et jamais tout à fait exact. Et tout comme votre poids sur la balance ne dit pas grand-chose de l’épaisseur de votre squelette, ce chiffre ignore allègrement des éléments on ne peut plus essentiels, à savoir l’équilibre, l’acidité et la texture. Il est ainsi possible de boire des amarone à 15 degrés parfaitement aériens, et des chardonnays affichant un faible 12 aussi peu lourds qu’une purée de châtaignes. Faites le test en essayant de deviner à l’aveugle, cela réserve bien des surprises. Et pas forcément de bonnes.
Plus le vin est alcoolisé, moins il est subtil ?
Venons-en ensuite à une idée reçue étonnamment coriace en matière de degré d’alcool. On pense souvent à tort que plus un vin est alcoolisé, moins il est subtil. En fait, cette idée repose sur un biais majeur : certes, un vin déséquilibré, avec un excès d’alcool non compensé par une pointe d’acidité, peut effectivement paraître mollasson. Mais lorsqu’on pense à l’étoffe divine de certains châteauneuf-du-pape qui peuvent taper jusque dans les 15 degrés, on pourrait, avec un peu de bon sens, considérer cela comme partie intégrante de leur identité. À l’inverse, on a tendance à associer les vins plus légers en alcool, souvent autour de 10-11%, à des vins faciles et peu complexes. Mais que celui qui n’a jamais frémi face à la grandeur d’un grand riesling allemand se contente de boire une bière belge.
L’impact du changement climatique
Ensuite, on ne peut pas parler des degrés sans évoquer l’impact du changement climatique. Depuis quelques décennies, les températures plus élevées favorisent la maturité des raisins, ce qui pousse les degrés alcooliques à la hausse. Dans ce contexte, le rôle de l’équilibre devient encore plus central. Les grands vignerons ne cherchent donc plus vraiment à masquer les degrés mais à obtenir une harmonie générale, où l’alcool devient une composante parmi d’autres, à savoir une acidité bien dosée, des tanins soyeux, et un grain tout en légèreté.
Alors, faut-il se fier aux degrés dans un vin ? Oui et non. Oui, parce que ce chiffre vous donne une idée du style général du vin et de son potentiel d’intensité. Non, parce que ce n’est qu’un élément parmi d’autres, et que ce n’est pas un ou deux degrés en moins qui vous empêcheront de rouler sous la table si vous avez décidé de finir ivre comme une danse auvergnate. Même… avec un riesling allemand !